On savait l’alliance PS – PC – Rive Gauche comme étant un mariage de raison. On savait que ce ménage à trois ne serait pas sans heurts et que la politique municipale de la majorité en serait affectée. On savait, par ailleurs, que les relations étaient tendues entre les hommes, les projets et les idées. Mais ce que nous étions loin d’imaginer, c’est une crise aussi rapide et aussi forte.
Sanctionner le PC en raison d'un vote contraire aux « intérêts » du Président de l'agglo est, pour ce dernier qui prêche la démocratie participative, vous en conviendrez, une mesure pour le moins paradoxale. Sur le fond, le refus des communistes de voter un nouvel impôt peut s’entendre si l’on considère le contexte économique de crise (chômage, baisse du pouvoir d'achat…) et mal vécu par les ménages. Encore plus, quand les élus, dont les communistes, et le Président en tête décident d’augmenter leurs indemnités au maximum du plafond autorisé par la loi. Dans un contexte de rigueur, le poids des dépenses et des économies doit équitablement être supporté par tous. Il ne doit s’agir en aucun cas de faire payer les uns, les contribuables, et d’accroitre la rémunération des autres, les élus. Sur la forme, le Président est en droit d’attendre de sa majorité au mieux une solidarité dans les délibérations au pire une abstention dans le vote. Pis que pire, il a été lâché par une partie d’entre eux et mis en minorité ! Il convient, en conséquence, de s’interroger sur le climat de suspicion qui désormais règnera dans les couloirs de l’Agglomération ainsi que ceux de l’hôtel de Ville.
Aussi, plutôt que soutirer les derniers euros des ménages les plus faibles, faut-il au capitaine Champredon songer à réduire la voilure. Les dépenses telles que la démultiplication des Vice Présidences, les peintures de bus, la nouvelle charte graphique, et que sais-je encore que nous ne savons pas… doivent être regardées comme étant non prioritaires et donc reléguées à une échéance ultérieure.
Aussi faut-il également dénoncer les remboursements différés de l’équipe de JP Nicolas qui ont engagé la collectivité dans des dépenses importantes tout en différant les remboursements. Après moi le déluge ? Voilà donc l’état de pensée de M. NICOLAS alors aux affaires et qui aujourd’hui s’indigne de ce qu’il faisait hier…
Et demain ? Reste à espérer pour la bonne marche des affaires ébroïciennes que chacun retrouve raison gardée. Mais rassurons nous, le pragmatisme l’emporte toujours sur les divergences d’intérêts !